Le récit de cette despedida n’est pas fini, mais arrêtons-nous un moment et revenons en arrière pour répondre à une question : qui est le Mono Burgos ?Germán Burgos appartient à une caste de gardiens qui a presque disparu aujourd’hui : les gardiens fous. Avec 13 victoires (dont une finale de Supercoupe d’Europe et une finale d’Europa League), 2 égalités et 2 défaites, c’est un excellent bilan qui ne fait que justifier encore plus ses envies de voler aujourd’hui de ses propres ailes.Mais n’allez pas croire que Burgos n’a pas le sang chaud pour autant. Toutes ces personnes qui ont toujours donné leur soutien et leur gratitude à un gardien qui a parfois joué avec leurs rythmes cardiaques mais qui a surtout toujours fait ce que les hinchas rojiblancos réclament à leurs idoles : donner son coeur entier pour cet écusson rouge et blanc avec une ourse et un madroño (arbousier).

Meilleur ami des ramasseurs de balles, il n’était pas rare de le voir s’échauffer avec eux ou de rigoler ensemble depuis le banc des remplaçants. Il ne fait aucun doute que “El Sabio de Hortaleza” est l’une des personnes qui traversent l’esprit du Mono durant ces quelques secondes de pure émotion.

Ou bien à José Mourinho, qui en entendant la phrase “¡Yo no soy Tito, te arranco la cabeza!” (Moi je ne suis pas Tito -Vilanova, je t’arrache la tête !) L'écusson et les couleurs emblématiques de l’équipe viennent parfaire le look. Une saison en Segunda après (celle du début d’une autre légende colchonera : Fernando Torres), l’Atlético retrouve sa place au sein de l’élite.Pour annoncer son retour en Liga, le club rojiblanco lance une campagne de pub devenue mythique : un plan sur la Gran Vía madrilène, des bruits sourds de gens jouant au foot, un ballon qui fait sauter de l’intérieur une bouche d’égout par laquelle apparaît la tête d’un joueur et un message : “Nous sommes de retour”.

L’attaquant s’élance, le gardien s’avance et le ballon ne touche pas les filets grâce au visage de l’Argentin qui réussit à l’arrêter au prix d’un visage ensanglanté. En 2022, à l'occasion du 75e anniversaire de la dénomination du club en tant que "Club Atlético de Madrid", les Colchoneros vont retrouver leur écusson mythique de 1947.

L’Argentin s’est fait connaître du grand public en 1994 en remportant un tournoi d’Apertura sans aucune défaite sous les couleurs de River Plate.

La troisième n’est pas encore disponible mais elle est prévue pour le moi d’août : “Quand nous aurons gagné la Champion’s League (…) ! Toujours un grand sourire aux lèvres, le plus gros blagueur de la Liga est malade, un cancer des reins le pousse à mettre fin à sa carrière de façon abrupte. Et un exploit qui permet finalement à Demetrio Albertini d’égaliser en fin de match.Ce n’est pourtant pas l’arrêt le plus décisif de sa vie. Le respect ne s’impose pas, il se gagne.Vainqueur contre la maladie, il profite pour continuer sa carrière de rockeur au sein du groupe The Garb pour finalement commencer sa carrière d’entraîneur au Real Carabanchel. Poignets, col et ourlets côtelés pour conserver la chaleur.



Les caméras immortalisent l’instant mais il manque un invité de marque à cette fête d’adieu. Célèbres sont aussi les anecdotes du gardien s’adaptant aux horaires des employés du club pour pouvoir manger avec eux et partager un bon moment. CTRL + SPACE for auto-complete.


Bandana sur la tête et cheveux longs, il incarne l’essence même du club, l’outsider venu des bas fonds qui se rebelle contre les tapageurs Galacticos. Le Mono, lui, est presque son miroir inversé : calme, posé, réfléchi mais avec la même soif de victoire. Jamais orthodoxe, toujours courageux. Pour cause de pandémie mondiale du Covid-19 les aficionados colchoneros ne peuvent pas être présents pour applaudir et scander le nom d’un homme qui a trouvé dans ce club une famille : un père comme Luis Aragonés, un frère comme Diego Simeone, des enfants comme Torres, Koke ou Saúl et l’amour comme celui que lui portent celles et ceux qui ont donné vie au Vicente Calderón et au Wanda Metropolitano.

Je suis un chasseur de rêves et il ne me manque ni l’envie ni la passion pour être champion d’Europe”.L’hommage se poursuit, Koke Resurrección et le président Enrique Cerezo lui offrent un maillot dédicacé et une plaque d’honneur. Il y a une composante sociologique qui pèse sur l'inconscient collectif. Le dessin représente l'écusson du Real Madrid, une des plus prestigieuses équipes espagnoles. No es un adiós Mono, es un hasta luego.Write CSS OR LESS and hit save.

A lire aussi Deux passionnés de football, disciples de la culture de l’effort et de la passion pour la gagne. Très faciles et rapides à poser les écussons brodés sont une solution idéale pour dissimuler avec élégance un accroc ou customiser un vêtement avec sa touche personnelle.
Les gradins du Wanda Metropolitano sont vides. Les secondes passent, le coeur se serre, les genoux se plient, un baiser est déposé sur l’écusson et l’homme se redresse tout en tapant sa poitrine avec la paume de sa main. Couleurs et écusson de l'Atlético de Madrid pour afficher fièrement votre soutien à l'équipe. Il faut croire que le Real Madrid excite le Mono et c’est normal : il aime l’Atlético.Revenons là où nous avions laissé les adieux. Le Real Madrid est associé au pouvoir et à la classe supérieure, tandis que l'Atlético de Madrid est associé aux classes ouvrières et plus humbles, malgré le fait que, dans les quartiers les plus humbles de la capitale, le Real Madrid.