Ainsi, Nietzsche se contredit en affirmant que le travail est la meilleure des polices. N’est-ce pas ce que pensait quelque peu Hegel, dans la dialectique du maître et de l’esclave en affirmant que le travailleur devenait bien plus libre que son maître en mesurant l’effet de son travail sur la nature?selon nietzche les discours traduiraient une certaine peur de l’individu et de son libre développement. Le monde fourmille d’ « individus dangereux » ! Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Le travail transforme l’esclave docile en dangeureux ‘individuum’ décrit ici. – Et puis ! Au fond, ce quon sent aujourdhui, à la vue du travail on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, quun tel travail constitue la meilleure des polices, quil tient chacun en bride et sentend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs… épouvante ! Le « travailleur », justement, est devenu dangereux!
Est-ce bien cela?
"Le travail constitue la meilleure des polices" Nietzsche « Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Ce texte développe l’idée que le travail asagit l’homme et le maintien dans un état servile où celui-ci ne peut rien.
Et derrière eux, le danger des dangers – l’individuum (…) Etes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ?
Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Au fond, on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure ! « Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. N’est-ce pas ce que pensait quelque peu Hegel, dans la dialectique du maître et de l’esclave … Le travail comblerait cette peur.Ces dernières phrases sont la continuité du discours, à la forme orale. Le monde fourmille d’« individus dangereux»!
Le « travailleur », justement, est devenu dangereux !