Ainsi un taux de plus-value de 100% signifie que la part de capital allouée à la reproduction de la force de travail est aussi importante que la plus-value appropriée par le capitaliste. Ces profits proviennent en effet de leur place dans le marché, qui ne peut se faire que par des prix bas pour leurs produits.
Le temps alloué à la reproduction de la force de travail (à son éducation) se trouve donc réduit, ce qui permet d'accorder plus de temps au surtravail et donc d'accroître la plus-value. Le développement du machinisme voit ainsi s'accroître le nombre de travailleurs femmes et enfants dans nombre de branches de l'industrie, tandis que l'emploi d'hommes adultes y diminue. La monnaie ne sert que d'outil de mesure de la valeur produite par une certaine quantité de travail cristallisé dans la marchandise et mesurable par la durée du travail. Ce paradoxe s'explique par le fait qu'une augmentation des marchandises produites va souvent de pair avec une augmentation de la productivité du travail.
Il y a donc une limite imposée par la journée de 24 heures qui limite la capacité d'extension du taux de plus-value. C'est par cette moyenne du travail socialement nécessaire à la production des marchandises de la société que l'on peut déterminer la valeur d'une marchandise en fonction du temps nécessaire à sa production. La limite maximum, si elle dépend des bornes physiques de la force de travail et de limites morales, est beaucoup plus élastique. Trois facteurs déterminent le rapport de grandeur entre la plus-value et la force de travail : la durée du travail, le degré d'intensité du travail et son degré de productivité. En tant que cristaux de cette substance sociale commune, ils sont réputés valeurs (valeur d'échange) »Cela ne signifie pas pour autant qu'une marchandise va avoir plus de valeur si elle met plus de temps à être produite. Le développement de la grande industrie supprime la coopération auparavant fondée sur la division du travail. Mais pour que cette coopération puisse voir le jour, il est nécessaire qu'un seul capitaliste dispose entre ses mains de suffisamment de capital pour subvenir aux besoins de tous ses salariés. Établissement du marché intérieur pour le capital industriel.Chapitre 32 : Tendance historique de l'accumulation capitaliste.Chapitre 33 : La théorie moderne de la colonisationPremière section : Les métamorphoses du capital et leur cycleVie de l'œuvre : publications, censure, traductions et adaptationsChapitre 3 : monnaie et circulation des marchandisesDeuxième section : La transformation de l'argent en capitalChapitre 5 : Les contradictions de la formule générale du capitalTroisième section : La production de la plus-value absolueChapitre 7 : Production de valeurs d'usage et production de la plus-value« Ce qui distingue une époque économique d'une autre, c'est moins ce que l'on fabrique, que la manière de fabriquer, les moyens de travail par lesquels on fabrique. « La prolongation de la journée de travail au-delà des bornes du jour naturel, c'est-à-dire jusque dans la nuit, n'agit que comme palliatif, n'apaise qu'approximativement la soif de vampire du capital pour le sang vivant du travail. Le changement de valeur de l'argent lors de l'échange capitaliste (A – M – A') ne peut donc pas venir de l'argent lui-même mais de la marchandise.
En plus de faire baisser la valeur de la force de travail, l'augmentation de la productivité du travail dans le mode de production capitaliste réduit le temps nécessaire pour reproduire la force de travail. »Quatrième section : La production de la plus-value relative« Le développement de la force productive du travail, dans la production capitaliste, a pour but de diminuer la partie de la journée où l'ouvrier doit travailler pour lui-même, afin de prolonger ainsi l'autre partie de la journée où il peut travailler gratis pour le capitaliste« De produit individuel d'un ouvrier indépendant faisant une foule de choses, la marchandise devient le produit social d’une réunion d'ouvriers dont chacun n'exécute constamment que la même opération de détail« Dans la manufacture l'enrichissement du travailleur collectif, et par suite du capital, en forces productives sociales a pour condition l'appauvrissement du travailleur en forces productives individuelles« Comme tout autre développement de la force productive du travail, l'emploi capitaliste des machines ne tend qu'à diminuer le prix des marchandises, à raccourcir la partie de la journée où l'ouvrier travaille pour lui-même, afin d'allonger l'autre où il ne travaille que pour le capitaliste. Sauf que seules les grandes entreprises peuvent investir autant en capital, condamnant nombre d'artisans et de moyennes entreprises à la surexploitation du travail ou à la faillite, et accentuant la concentration des capitaux entre les mains des grandes entreprises. En effet, une marchandise produite par un travailleur malhabile ne vaut pas plus au motif qu'il a mis plus de temps à la réaliser.