Les vertus (…) sont des moyennes et des états ; elles ont pour origine les mêmes actions qu’elles engagent d’elles-mêmes à exécuter ; elles sont à notre portée, et elles relèvent du consentement. « Mais si le bonheur est une activité conforme à la vertu, il est rationnel qu'il soit activité conforme à la plus haute vertu et celle-ci sera la vertu de la partie la plus noble de nous-mêmes. Il s’agit du bonheur, mais comment l’atteindre ?

Il s'agit alors d'intempérance.

Par conséquent, un certain plaisir peut être le bien suprême, quand même la plupart des plaisirs seraient mauvais, et cela, le cas échéant, de façon pure et simple.Ils ne sont pas mauvais, mais bons jusqu’à un certain point : “le plaisir expulse la peine”Ainsi donc, lorsque ces jouissances ne sont pas nuisibles, il n’y a pas lieu de les dénoncer. Elle a une importance politique : cohésion de la Cité, sous la forme de la concorde. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. (…) l’oeuvre du magnifique suscite l’admiration et la vertu qui en est responsable, savoir la magnificence, réside dans la grandeur. Là encore, Dieu merci, c'est en train d'évoluer.

Donc, ce ne peut être la fin qui est objet de délibération, mais les actes qui permettent de l’atteindre.A rapprocher de l’existentialisme sartrien : “l’homme (…) n’est rien d’autre que l’ensemble de ses actes, rien d’autre que sa vie.” (Voir la fiche de lecture (…) s’il est vrai que l’objet de la décision est ce que la délibération a retenu comme désirable parmi les actes à notre portée, alors la décision doit être le désir délibératif de ce qui est à notre portée.La fin souhaitable : ce qui est bien ou ce qui est bon ?Le bien : si le choix n’est pas correct, c’est un mal ;Le bon : apparence du bien, variable de l’un à l’autre, pas d’objet naturellement souhaitable.Le vertueux souhaite le bien véritable, “ce qui est véritablement bon, tandis que le vilain trouve souhaitable n’import quoi”. Mais pour cela, il faut être vertueux. Sans échange en effet, il n’y aurait pas d’association, ni d’échange sans égalisation, ni d’égalisation sans mesure commune. C’est pourquoi l’éducation des jeunes est comme le pilotage d’un navire qu’on orienterait par le plaisir et la peine. La fin est d’exécuter ce qui est bon. L’Ethique à Nicomaque d’Aristote est le livre le plus influent de la philosophie morale, qui est une suite de La Politique tant la morale est politique chez Aristote.Ce livre ne se résume, ni ne se commente facilement car de Kant à John Rawls, tous les philosophes ont discuté avec Aristote sur la question de la vie bonne et celle du bonheur. Or cette condition est remplie par le plaisir.

Schopenhauer est tout aussi ardu avec ses essais de démonstrations géométriques "style Descartes". (…) le sage plus que tout autre, doit être l’homme heureux. L’éducation correcte, en effet, consiste en cela.Donc, mon désir est, quant à moi, de vous remettre en mémoire ce que peut bien être selon nous une éducation bien comprise (…). ^ (FR) Richard Kraut, L'éthique d'Aristote, sur Stanford Encyclopedia of Philosopie, 2001-2010. On y retrouve plusieurs idées qui nous sont familières : la vertu, les comportements sociaux, la justice, le bien commun et l'amitié, pour n'en nommer que quelques-unes. Et c’est aussi un fait évident que certains plaisirs sont appréciables par eux-mêmes : ils se distinguent par leur forme ou les sources dont ils viennent.Le plaisir est “une sorte de tout”, un “acte achevé, car il ne lui manque rien qui viendrait par la suite achever sa forme”. Soldes

Et il traversera l’existence dans ce bonheur car, toujours ou avant tout, il exécutera et aura en vue ce qui est vertueux.Les infortunes graves n’assombrissent pas le bonheur de l’homme vertueux, car “il possède noblesse et grandeur d’âme”, ni ne le rendent misérable par des “actions odieuses”.Les qualités louables : l’homme juste, courageux, bon, vertueux, fort.