L’affaire, révélée en octobre 2008 par le «Wall Street Journal», a pourtant failli lui coûter sa place : il était soupçonné d’avoir offert un traitement de faveur à la jolie Hongroise. Là encore, il y avait urgence : le FMI était à sec et il affichait même un déficit de 220 millions de dollars. En assurant que le comportement de monsieur le directeur avec ces dames est irréprochable. Autre échec patent : DSK n’a pas réussi à renforcer véritablement le pouvoir des nations émergentes au sein du FMI, comme il l’avait promis avant sa désignation. Il a fallu attendre la toute fin du XIXème siècle pour que le parlementarisme ne commence à arriver à s'affubler de cette appellation (auparavant, les "rouges", les "partageux", etc, faisaient beaucoup trop peur à la bonne société pour que leur nom soit détournable, et les débuts n'ont pas été faciles)Mais il y a longtemps que tout cela n'a plus d'importance. «A la vérité, tout le monde espère qu’il va rester», confie Ted Truman, consultant au Peterson Institute. «L’équipe parisienne de communication de Strauss-Kahn a fait du bon boulot», ironise un observateur.Pour autant, DSK est loin d’avoir tenu tous ses paris. Et sans leur imposer les potions amères que l’organisation avait l’habitude de prescrire.En mars 2009, par exemple, après avoir visité en chemisette l’hôpital de la capitale tanzanienne, Dar es-Salaam, il promet aux dirigeants africains de leur trouver des milliards quasiment sans contrepartie. Seulement 5% des voix ! «Ses économistes ne sont pas à l’aise avec ces questions», décrypte un spécialiste. «On se demande si Dominique Strauss-Kahn osera retourner faire de la politique en France», confie Vincent Reinhart, de l’American Enterprise Institute, une boîte à idées néoconservatrice.

Selon les think-tanks CEPR et Eurodad, qui passent l’action du Fonds au crible, la Lettonie a par exemple été contrainte de raboter de 15% le salaire de ses fonctionnaires, la Roumanie a dû s’engager à réduire de 7,5% ses effectifs publics et la Biélorussie à diminuer ses dépenses de 2,2% du PIB… Et cela au moment même où les grands pays engageaient des milliards dans leurs plans de relance. Et ça marche ! «Ici, plus personne n’en parle», affirme-t-on dans la maison. Pire, dans les pays émergents, traumatisés par ses cures d’austérité ravageuses, il était considéré comme le grand Satan. «Avec 320 000 euros de salaire annuel net et des billets d’avion gratuits en première, il aurait pu faire de son poste un joli placard doré», confie l’un d’entre eux.

Et ils l’autorisèrent à vendre une partie de ses faramineux stocks d’or, jusque-là intouchables (3 005,3 tonnes), mais aussi à émettre de nouveaux droits de tirage spéciaux (jusqu’à 283 milliards de dollars), cette monnaie maison destinée à fournir des liquidités bon marché aux Banques centrales. la vérité est que ce sont bien les cotés les plus vils de l'homme qui apparaissent quand le pouvoir est en vu.non l'argent n'a pas corrompu le PS mais Mitterand , Mo,nsieur OAS , OUI . Il faut savoir que, pour fonctionner, l’institution emprunte de l’argent aux grands Etats occidentaux et le prête à son tour aux pays en difficulté.

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