Comprendre associe les mots latins Qu’est-ce que la théologie doit mettre ensemble ou relier ? Il a dialogué avec l’athéisme occidental, avec les religions non chrétiennes (surtout le bouddhisme).

« Il n’y a pas, écrit Tillich, de doctrines révélées ; il y a des situations et des événements révélateurs qu’on peut décrire en termes doctrinaux ». Mais nous pouvons aussi transposer l’expression au niveau philosophique de l’idée de Dieu. Pour bien exprimer (ou pour exprimer le mieux possible) la foi, il faut la comprendre. On le mesure en heures, jours, mois, années. La foi est autre chose qu’un ensemble de croyances ; parfois elle se débat avec Dieu ; souvent elle conteste doctrines et pratiques ecclésiales. On peut approfondir cette double interprétation à la lumière du concept de « foi philosophique » développé par K. Jaspers et du concept d’« inconditionnel » proposé par P. Tillich. Elle s’efforce de montrer que le message biblique apporte la réponse, ou des réponses, aux interrogations de l’être humain. Ils en éprouvent une insatisfaction profonde et cherchent toujours quelque chose d’autre. Selon l’Apocalypse, dans la Jérusalem céleste, il n’y a pas de temple parce que Dieu y est présent et perçu partout. Même la construction moderne la plus universaliste ou laïque desprit laisse percer la préoccupation ultime, la recherche du fo…

Elle est, écrit-il, « Le temps a un aspect quantitatif. Il donne trois indications. Notre attachement aux règles, aux cadres, aux habitudes (à la « forme ») s’affronte avec l’attrait pour la nouveauté, le changement, l’aventure (la « dynamique »). Notre existence dépend en partie de circonstances que nous ne maîtrisons pas, en partie de nos actes et décisions. La théologie parle de notre relation existentielle avec Dieu et pour en parler il faut que cette relation existe.

[...] Ces deux dernières formes de culpabilité sont en partie inconscientes. Les plantes naissent dans la terre et en tirent de quoi s’alimenter ; elle leur permet d'exister et de se développer. Ces tensions déchirent nos personnes et nos sociétés. Il essaie de définir les principes d’un « socialisme religieux » qui, loin de la rejeter, sache intégrer la spiritualité biblique, s’en inspirer et ainsi éviter les dérives totalitaires. Pendant la guerre 14-18, il est aumônier sur le front français. Elle est une rencontre où Dieu se rend sensible à des êtres humains et les « saisit » ; elle ressemble à un amour qui nous prend, ne rend pas plus savant, mais crée une relation forte. Œuvres de Paul Tillich, Cerf, Labor et Fides, presses de l'Université Laval, Volume 7; GOUNELLE André, Dieu au-dessus de Dieu, collection « Petite bibliothèque protestante », Les Bergers et les Mages, Paris, 1997, p. 120; TILLICH Paul, Le courage d’être, Cerf, Labor et Fides, presses de l'Université Laval, Laval Il a été tenté (Mt 4, 1-11), vraiment tenté, pas seulement en apparence, comme nous le sommes quotidiennement. Nous avons vu dans le précédent article que les êtres humains souffrent de l'aliénation qui pèse sur eux ; leur existence est quête, demande, aspiration à un changement. Dieu au-dessus de Dieu; être nouveau ; Kairos; l'éthique théonome; Paul Johannes Tillich (20 Août, 1886-1822 Octobre, 1965) était un germano-américain existentialiste chrétien philosophe et luthérienne protestante théologien qui est largement considéré comme l' un des théologiens les plus influents du XXe siècle.

Du neuf peut arriver, mais pas n’importe quand, seulement quand il y a un Quand dans l’évangile de Marc (1,15), Jésus parle pour la première fois, il déclare : « le temps (Enfin, souligne Tillich, Jésus déclare que « le royaume de Dieu s’est approché », et non qu’il est là, qu’il est arrivé et qu’il n’y a rien d’autre à attendre.