Mais de cette manière je reste à distance respectable des lignes de chute de séracs, la stabilité de ces derniers diminuant au fil de la journée. escalade... Sur ce site internet dédié à nos aventures vous trouverez des récits complets, des photos, des vidéos et diverses informations concernant toutes les expéditions que nous avons réalisées à ce jour dans le monde entier. Des trombes d'eau s'abattent sur le val d'Entremont. L’un des dangers principaux au Grand Combin provient des chutes de séracs régulières. C'est à ce col qu'aboutit la voie du Corridor.
Le Cervin, la Dent Blanche, le Weisshorn... sont là pour me rappeler que, si j'ai vaincu un "grand" des Alpes aujourd'hui, il m'en reste encore bien d'autres ! Et de trois ! Il fait encore nuit noire. La liaison entre les deux sommets est plus délicate : il faut dans un premier temps parcourir une fine arête de neige, très esthétique, surtout au niveau de l'Aiguille du Croissant. La remontée du Mur de la Côte donne le ton : c'est dans une soupe infâme que je parviens à revenir sur le plateau glaciaire supérieur, grâce à une gestuelle qui n'a plus grand chose à voir avec de l'alpinisme, mais qui se rapproche plutôt de la brasse coulée... Ensuite, retour vers le couloir du Gardien, en passant à l'instinct au milieu des crevasses, pas clairement visibles, mais que je devine en analysant les variations de pentes.
On surclasse véritablement les sommets alentours. Bonne visite ! Une belle façon de gravir le Grand Combin en boucle, bien esthétique, où l'on rencontre moins de monde que sur la Voie Normale (sauf en période d'héliski pour la descente du Col de Panossière) Montée : De la cabane de Valsorey, traverser le glacier du Meitin (cf. Les dénivelés sont considérables. A vrai dire cela fait 3 heures que je progresse en serrant les dents. Depuis les 4314 mètres du sommet on a une incroyable sensation de domination.
Traversée des Combins, trois 4000m en plein ciel! Heureusement les crampons mordent très bien. L'ascension de la voie normale est facile sur le plan technique, mais l'itinéraire est très exposé à la menace de séracs. Je progresse en travers, en allant le plus vite possible, car loin au-dessus de ma tête se dresse une grande barre de séracs qui ne demande qu'à s'écrouler. Il s'articule …
Les chutes de séracs s’y sont cependant multipliées et ont donné lieu à des accidents tragiques. Qui sommes-nous ? Cette sécurité a un prix, que je suis prêt à payer : il me faut du coup remonter laborieusement plus de 200 mètres de dénivelé pour franchir le col du Meitin et repasser sur le versant de Valsorey. Plus loin à l'est, les hautes cimes du Valais rivalisent de magnificence. Quelques minutes d'exposition, de craintes.
Ses similitudes avec certains passages historiques du Mont Blanc lui ont fait emprunter certaines dénominations (Le Corridor, le Mur de la Côte). Dans ces moments-là on pense au pire, forcément, et qu'on soit croyant ou non, on adresse une prière au dieu de la montagne, si tant est qu'il existe.
Nous avons décidé ce week-end d'aller faire un petit (vraiment?)
3700m).
Je n'ose imaginer les dégâts que pourraient causer des blocs de glace de plusieurs tonnes, déferlant sur 400 mètres d'une pente de glace à 50°, sur ma frêle carcasse de chair et d'os. Bien éloigné des autres "4000" valaisans, il s'agit d'un massif montagneux à part, abritant de vastes glaciers, notamment dans son versant nord où descend l'immense glacier de Corbassière. Le Grand Combin se compose de 3 sommets principaux de plus de 4000 m. Le Combin de Tsessette 4135 m. Le Combin de Valsorey 4184 m. Le Combin de Grafeneire 4314 m. La voie "classique" depuis la cabane FXB Panossière est celle du couloir du gardien. La meilleure période pour son ascenscion est à ski au mois de mai. Un retour qui va s'avérer encore plus épique que l'aller. J'emploie tout de même mes dernières forces pour gagner encore un peu d'altitude, en me disant que ce sera toujours ça de moins à gravir demain.
Le soleil tape dur, du coup la neige s'est transformée. L'alpiniste n'est alors plus dans la trajectoire.